samedi 1 décembre 2018

Pourquoi ce titre "L'insurgé de Montaigu" ?

Lorsque, en période estivale, mes parents nous conduisaient quelquefois au bord de la mer, nous traversions Montaigu. Cette ville, sans que je comprenne pourquoi, représentait à mes yeux d’adolescent, un cap vers un autre monde. 
Plus tard, en seconde, j’ai sympathisé avec René, originaire de St Hilaire de Loulay, commune voisine de Montaigu. Nous avons dû rejoindre la région parisienne pour trouver du travail. Nous sommes restés très proches et, avec son épouse, ils incarnent magnifiquement les qualités de cœur des Vendéens.

D’autres critères, loin de tout affect, ont consolidé Montaigu comme point d’ancrage de mon récit. Cette ville, située dans le bocage vendéen a fait l’objet de combats acharnés en 1793 avec la participation de Charette. Ces évènements ont été très bien documentés dans le livre « Montaigu, Ville d'Histoire (IVème -XXème siècle) de Georges Laronze. Sa proximité avec Nantes ouvrait le champ de mon récit à d’autres ressources : le port, le quai de La Fosse, la médiathèque J.Demy, la chambre de Commerce et d’industrie, des personnages comme Fouché,…
La notion d’insurgé est venue naturellement au cours de l’écriture. Louis, mon héros, se révolte contre la chape de plomb établi par les de Mortemard et les Gaboriau qui étouffent la vérité sur le massacre d’Augustin. Au bout de quelques chapitres, j’ai pris conscience que mon héros reprenait en fait le combat stérile de son lointain ancêtre Clothaire. Pour donner plus d’intensité, de violence à cette révolte, il m’a paru intéressant de faire un parallèle entre celle de Louis, en 1985, d’essence modeste, face à ces aristocrates bien-pensants par rapport à l’insurrection vendéenne de 1793 qui opposait les paysans et aristocrates à la République durant la terreur.
D’où le titre d’Insurgé de Montaigu.

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