dimanche 30 septembre 2018

Les différents niveaux de lecture.


Cet article n'enlève rien à la libre interprétation de ce récit par chaque lecteur. Il a uniquement pour but d'expliquer mes intentions initiales et ce qu'elles sont devenues au fil de l'écriture de ce roman. 


La lecture la plus pragmatique de cette fiction, inspirée d'un cas réel, est celle d'un cheminement psychologique : un individu vit mal un traumatisme inexplicable; il en identifie l'origine dans son passé familial ; sa quête lui permet d'en comprendre l'origine et d'en exorciser sa cause. Dans un genre romanesque, Louis traverse ces différentes étapes. Ce parcours initiatique lui permet aussi de se réaliser.     
Chacun de nous, dans son roman familial, est soumis à des loyautés  positives mais aussi parfois négatives.

samedi 15 septembre 2018

En quoi le véritable héros est une héroïne ?


Dans le récit,  Louis apparait rapidement comme le héros qui va se battre pour expliquer le syndrome des mains gelées. Lorsque les aristocrates de Château Talmont s'érigent en adversaire, il persiste dans sa quête. Son mentor Odin lui apporte l'aide dont il a besoin. Le jeune artisan apprend de ses échecs (cf. Chap 12 La désillusion). Louis est une belle personne, discret, travailleur, passionné par son métier et tout en retenu. Sa grande noblesse d'âme nous laisse à penser que nous tenons en lui le héros de ce roman qui va lui permettre de se réaliser. 

Dans le même temps, Inès évolue dans le milieu du droit à Paris. Bien qu'elle soit en quête de sens par rapport à son ascension sociale, on imagine mal ce qui pourrait la faire se retourner sur son passé familial. Pourtant, un parfum de nostalgie puis la perception d'une appartenance profonde à ses racines, vont l'entrainer vers Château Talmont (cf. Chap. 9 Voyage dans le passé).      

samedi 1 septembre 2018

Pourquoi ce roman porte sur la transmission inconsciente ?

La liste des guillotinés de la révolution identifiait un certain Louis Drochon comme suit : « Drochon Louis, marchand, domicilié à Montigny, département des Deux-Sèvres, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 29 frimaire an 2, par la commission militaire séante à Saumur. » Ce bien nommé (exécuté en décembre 1793) représenta immédiatement pour moi un motif de fierté tant j'étais persuadé du bien fondé de l'insurrection vendéenne de 1793. Ce "brigand de la Vendée", je le considérais, sans plus attendre comme un de mes ancêtres. Il avait porté haut notre nom, notre liberté spirituelle face à ces bourreaux de la convention et y avait perdu la vie. Ce même jour glorieux de 2002 se termina cependant sur une zone d'ombre : puisque cette liste des guillotinés figurait dans le domaine public depuis près de deux siècles, pourquoi personne dans ma famille paternelle n'avait jamais évoqué d'une manière ou d'une autre cet illustre ancêtre ? Quel était ce secret que mes aïeuls Drochon, nombreux dans mon département natal des Deux-Sèvres, n'avaient pas voulu ou pu livrer jusqu'aux enfants de ma génération ?