mardi 15 janvier 2019

Révéler l'inconscient

Pour commencer l’année 2019, je vous propose un petit « come-back » sur la genèse de ce roman. Ce travail nous permettra d’établir une liste des articles et priorités pour l’année à venir.
Le principal enjeu de « L’insurgé de Montaigu » repose sur la révélation de l’inconscient de Louis. En d’autres termes, il s’agit de faire passer, dans le conscient de notre héros, des évènements inconnus des lignées Gaboriau et de Mortemard. Il est ainsi possible de visualiser le domaine couvert autour d’un axe du temps (abscisses) et d’un axe du degré de conscience (ordonnées). Les mathématiciens parleraient d’un repère orthonormé. Au tout début du récit, ces 2 axes se croisent à l’instant t0 et à 0 % de conscience. L’axe des abscisses commence à l’instant négatif de 1793 (année d'ancrage de mon récit dans le passé) et se termine en décembre 1985 (mois et année de révélation de l'énigme "mains gelées"). L’axe des ordonnées commence avec un conscient négatif de -100% (inconscient total) et se termine avec un conscient positif de +100%.

mardi 1 janvier 2019

L'opposition entre Fred et Louis

Ce roman met en avant les évolutions divergentes de Fred, le pharmacien, et Louis, le compagnon ébéniste. Je vous propose un rapide survol de ces deux personnages.
Dans la présentation du récit, Fred apparait comme ambitieux, sûr de lui. Il excelle dans certains comportements ancrés dans son époque de fin de 20ème siècle : arrogance de l’intellectuel par rapport au manuel, mépris des anciens (apothicaires), intrépide épicurien. Louis, au contraire, se révèle introverti, timoré, besogneux et soumis à la filiation professionnelle de ses ancêtres.
Dans le corps de l’intrigue et pour satisfaire à son ambition politique, Fred se révèle sans scrupules : d’abord, il trahit Louis en tentant de le décourager dans sa quête de vérité. Ensuite, il met en place un trafic de stupéfiants à base d’antalgiques. Dans le même temps, Louis assume l’héritage traumatique de ses ancêtres et fait preuve d’abnégation. Au fil des écueils de son parcours, il prend confiance en lui.

samedi 15 décembre 2018

Transmission inconsciente et avancées

Ce roman met en évidence la notion de transmission inconsciente qui œuvre en chacun de nous à partir de nos ascendants et vers nos descendants. La lignée Gaboriau est ainsi habitée, en victime, par le drame de la trahison d’Augustin qui s’exprime par le syndrome des « mains gelées ». De même, la lignée de Mortemard  est marquée en coupable par ce même drame au travers d’un mal-être sournois de Georges (dont on ne sait jamais ce qu’il sait et ne sait pas) puis par celui d’Inès.

samedi 1 décembre 2018

Pourquoi ce titre "L'insurgé de Montaigu" ?

Lorsque, en période estivale, mes parents nous conduisaient quelquefois au bord de la mer, nous traversions Montaigu. Cette ville, sans que je comprenne pourquoi, représentait à mes yeux d’adolescent, un cap vers un autre monde. 
Plus tard, en seconde, j’ai sympathisé avec René, originaire de St Hilaire de Loulay, commune voisine de Montaigu. Nous avons dû rejoindre la région parisienne pour trouver du travail. Nous sommes restés très proches et, avec son épouse, ils incarnent magnifiquement les qualités de cœur des Vendéens.

jeudi 15 novembre 2018

Pourquoi ce personnage d’Odin dit le druide ?

Pour instiller dans ce roman les notions abstraites de la transmission inconsciente, j'avais besoin d'un personnage légitimé par son histoire ou sa filiation sociale ou culturelle. Rapidement, j'ai pensé à mettre en perspective un personnage "haut en couleur" dont les lignes de force viendraient de loin dans le temps et l’espace. Par ailleurs, convaincu que la nature est une source  inépuisable pour la santé autant psychologique que physiologique  de chacun de nous, mon imagination me poussait vers un sage érudit en communion avec la nature. Celui-ci pourrait aussi "réparer" le corps de ses semblables en agissant par la parole sur leur esprit. Progressivement, la notion de druide celtique s’est imposée à moi.

vendredi 2 novembre 2018

Pourquoi Louis appartient aux compagnons du devoir ?


Pour créer les deux personnages principaux de mon roman, j’ai dû répondre à deux questions essentielles : comment peuvent-ils véhiculer la notion abstraite de transmission inconsciente ? Sur quelles valeurs, mon héroïne Inès et mon héros Louis, indissociables l’un de l’autre, peuvent se retrouver dans une idylle crédible ? Une fois répondu à ces deux questions, je ferai état, dans un dernier paragraphe, d'éléments complémentaires induits par ce choix.

lundi 15 octobre 2018

Les symboles forts de ce roman


Dans une saga qui court sur deux siècles, la maîtrise du temps est fondamentale. Elle se mesure à l'aune des générations successives des familles de Mortemard et Gaboriau. Le symbole de ce temps écoulé est ici l'horloge de la chapelle St Ursule. Au début du récit, cette horloge est hors d'usage et dégage une certaine tristesse, une certaine nostalgie dans la perception qu'en a Louis. Au 18ème siècle, époque prospère de château Talmont, Jean-Baptiste de Mortemard a fait installer cette horloge dans une volonté de modernité technique et sociale : les châtelains et les paysans ont bénéfié de cette mesure du temps pour partager les moments de labeur comme les moments de joie.
Seul Clothaire, le premier compagnon de la lignée des Gaboriau, a voulu, au début du 19ème siècle s'affranchir de cette horloge. En installant un cadran solaire sur la façade de sa maison, il a remplacé l'instrument de mesure de Jean-Baptiste par son propre cadran en y inscrivant "Désormais, personne entre le ciel et nous".

dimanche 30 septembre 2018

Les différents niveaux de lecture.


Cet article n'enlève rien à la libre interprétation de ce récit par chaque lecteur. Il a uniquement pour but d'expliquer mes intentions initiales et ce qu'elles sont devenues au fil de l'écriture de ce roman. 


La lecture la plus pragmatique de cette fiction, inspirée d'un cas réel, est celle d'un cheminement psychologique : un individu vit mal un traumatisme inexplicable; il en identifie l'origine dans son passé familial ; sa quête lui permet d'en comprendre l'origine et d'en exorciser sa cause. Dans un genre romanesque, Louis traverse ces différentes étapes. Ce parcours initiatique lui permet aussi de se réaliser.     
Chacun de nous, dans son roman familial, est soumis à des loyautés  positives mais aussi parfois négatives.

samedi 15 septembre 2018

En quoi le véritable héros est une héroïne ?


Dans le récit,  Louis apparait rapidement comme le héros qui va se battre pour expliquer le syndrome des mains gelées. Lorsque les aristocrates de Château Talmont s'érigent en adversaire, il persiste dans sa quête. Son mentor Odin lui apporte l'aide dont il a besoin. Le jeune artisan apprend de ses échecs (cf. Chap 12 La désillusion). Louis est une belle personne, discret, travailleur, passionné par son métier et tout en retenu. Sa grande noblesse d'âme nous laisse à penser que nous tenons en lui le héros de ce roman qui va lui permettre de se réaliser. 

Dans le même temps, Inès évolue dans le milieu du droit à Paris. Bien qu'elle soit en quête de sens par rapport à son ascension sociale, on imagine mal ce qui pourrait la faire se retourner sur son passé familial. Pourtant, un parfum de nostalgie puis la perception d'une appartenance profonde à ses racines, vont l'entrainer vers Château Talmont (cf. Chap. 9 Voyage dans le passé).      

samedi 1 septembre 2018

Pourquoi ce roman porte sur la transmission inconsciente ?

La liste des guillotinés de la révolution identifiait un certain Louis Drochon comme suit : « Drochon Louis, marchand, domicilié à Montigny, département des Deux-Sèvres, condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 29 frimaire an 2, par la commission militaire séante à Saumur. » Ce bien nommé (exécuté en décembre 1793) représenta immédiatement pour moi un motif de fierté tant j'étais persuadé du bien fondé de l'insurrection vendéenne de 1793. Ce "brigand de la Vendée", je le considérais, sans plus attendre comme un de mes ancêtres. Il avait porté haut notre nom, notre liberté spirituelle face à ces bourreaux de la convention et y avait perdu la vie. Ce même jour glorieux de 2002 se termina cependant sur une zone d'ombre : puisque cette liste des guillotinés figurait dans le domaine public depuis près de deux siècles, pourquoi personne dans ma famille paternelle n'avait jamais évoqué d'une manière ou d'une autre cet illustre ancêtre ? Quel était ce secret que mes aïeuls Drochon, nombreux dans mon département natal des Deux-Sèvres, n'avaient pas voulu ou pu livrer jusqu'aux enfants de ma génération ?